Das Kind, der Engel und der Hund
- 144 Seiten
- 6 Lesestunden
Christian Bobin war ein französischer Autor und Dichter, dessen Werke sich durch tiefgründige poetische Einsichten und eine feinfühlige Beobachtung der Welt auszeichneten. Sein Schreiben erforschte oft Themen wie Glauben, Liebe und die Suche nach Sinn im alltäglichen Leben. Bobins Stil zeichnet sich durch seine Subtilität und seine Fähigkeit aus, Schönheit in gewöhnlichen Dingen zu finden. Leser schätzen seine Gabe, starke Emotionen und spirituelle Erfahrungen durch eine einfache, aber eindringliche Sprache hervorzurufen.







Christian Bobin is one of the most prolific and best-selling inspirational writers in France. His 'lyric essays', neither prose nor poetry, utilise a limited vocabulary manipulated with the precision of a watchmaker. Bobin often obtains his effects through startling juxtapositions of the ordinary, aimed straight at the heart and not without the intention of drawing blood. Prevalent themes in his work include the natural world, the perspectives of the very old and the very young, and the distilled wisdom of his contemplative Catholic faith. A lifelong sufferer from 'persuasive melancholy', Bobin mines the narrow seam of joy and wonder in the dank rock face of depression, and writing has been the tool he has employed to chip it out. The Eighth Day comprises - in an original English translation - a superb collection of Bobin's writings from the last 30 years. A guaranteed best-selling author in France - his books can sell up to 200,000 copies per edition - he is an inspirational writer yet to be discovered in the English-speaking world. This anthology is designed to introduce him to a new readership, and includes fresh introductions to each chapter by translator and compiler Pauline Matarasso.
"Ce n'est pas pour devenir écrivain qu'on écrit.C'est pour rejoindre en silence cet amourqui manque à tout amour.Je m'assieds devant la table d'écritureet je laisse venir à moiles différentes régions du ciel."Né en 1951, Christian Bobin bâtit depuis près d'un demi-siècle une oeuvre poétique inclassable qui au cours du temps réinvente ses formes. En privilégiant une écriture concentrée, tantôt faite de notes brèves prises sur le vif comme dans un carnet de peintre, tantôt de visions poétiques très denses, creusant au plus profond de la psyché humaine, il aborde des thèmes universels comme l'amour, la mélancolie, l'absence. Touchant les âmes simples comme les érudits, son écriture lumineuse est un rempart contre le désenchantement, mais aussi contre l'irrésistible prolifération d'une "pensée" unique. Il nous parle des voix singulières, des pensées à contre-courant, de visages qui nous rendent vivants, des sourires "ces plus beaux exploits du monde".
Zadig, nouveau trimestriel sous la direction d'Eric Fottorino propose un voyage extraordinaire dans la France d'aujourd'hui.Il s'agit d'offrir aux lecteurs de multiples regards sur la France d'aujourd'hui avec l'objectif de rendre lisible un pays devenu illisible : la FranceLa dimension régionale est illustrée par une carte de la France et de son Outre-mer que Zadig sillonnera numéro après numéroChristian BOBIN, Maylis de KERANGAL, Léonor RECONDO, Hervé LEBRAS, Mona OZOUF, Pierre ROSANVALLON, Leila SLIMANI, Marie DESPLECHIN, Régis JAUFFRET, ainsi que Patrick BOUCHERON qui traite d'un grand livre qui a marqué sur la France, en occurrence " L'identité de la France " de Braudel, ont participé à ce premier numéro.
"A la question toujours encombrante : qu'est-ce que tu écris en ce moment, je réponds que j'écris sur des fleurs, et qu'un autre jour je choisirai un sujet encore plus mince, plus humble si possible. Une tasse de café noir. Les aventures d'une feuille de cerisier. Mais pour l'heure, j'ai déjà beaucoup à voir : neuf tulipes pouffant de rire dans un vase transparent. Je regarde leur tremblement sous les ailes du temps qui passe. Elles ont une manière rayonnante d'être sans défense, et j'écris cette phrase sous leur dictée : "Ce qui fait événement, c'est ce qui est vivant, et ce qui est vivant, c'est ce qui ne se protège pas de sa perte."
Il nous faut mener double vie dans nos vies, double sang dans nos cœurs, la joie avec la peine, le rire avec les ombres, deux chevaux dans le même attelage, chacun tirant de son côté, à folle allure. Ainsi allons-nous, cavaliers sur un chemin de neige, cherchant la bonne foulée, cherchant la pensée juste, et la beauté parfois nous brûle, comme une branche basse giflant notre visage, et la beauté parfois nous mord, comme un loup merveilleux sautant à notre gorge.
J'ai été seul pendant deux mille ans - le temps de l'enfance. De cette solitude, personne n'est responsable. Je buvais du silence, je mangeais du ciel bleu. J'attendais. Entre le monde et moi il y avait un rempart sur lequel un ange montait la garde, tenant dans sa main gauche une fleur d'hortensia - une sorte de boule de neige bleue. Peut-on imaginer cela ? C. B.
" Celle qu'on aime, on la voit avancer toute nue. Elle est dans une robe claire, semblable à celles qui fleurissaient autrefois le dimanche sous le porche des églises, sur le parquet des bals. Et pourtant elle est nue -comme une étoile au point du jour. A vous de Voir, une clairière s'ouvrait dans mes yeux. A voir cette robe blanche, toute blanche comme du ciel bleu. Avec le regard simple, revient la force pure. "
" Ce n'est pas pour devenir écrivain qu'on écrit. C'est pour rejoindre en silence cet amour qui manque à tout amour. " C.B.