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Le Grand jeu

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  • 214 Seiten
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«Raréfiée et d'une modestie d'avoine folle, l'œuvre poétique de Péret, qui est considérable, n'a jamais attiré l'immense public d'un Eluard et d'un Prévert, auxquels il est à plus d'un titre supérieur. Péret, qui n'attribuait aucun prix à ce qu'il écrivait, était pourtant un homme épris de toutes les exigences du cœur et de la morale, l'exégète fervent de l'amour sublime, le traqueur tenace et admiratif des contes et rites lointains, le polémiste intransigeant des luttes politiques et syndicales. Dans ses essais, préfaces et pamphlets, c'était un esprit acéré et délicat, lucide et rigoureux, un analyste fin et inlassable, mais cette passion et cette dévotion, il les consacrait à autrui. Dès que sa poésie à lui était en cause, il n'était plus conscient des lois physiques ou intellectuelles de l'écriture, il devenait vacant et disponible, totalement étranger à tout ce qui avoisine une vanité, ou un amour-propre d'auteur. Son Je était si magnifiquement un autre qu'à l'adresse : Péret, poète, il eût sans doute répondu antimilitairement par : inconnu au bataillon.»

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Le Grand jeu, Benjamin Péret

Sprache
Erscheinungsdatum
1992
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(Paperback)
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Titel
Le Grand jeu
Sprache
Französisch
Autor*innen
Benjamin Péret
Verlag
Gallimard
Erscheinungsdatum
1992
Einband
Paperback
Seitenzahl
214
ISBN10
2070302164
ISBN13
9782070302161
Reihe
Schlagwörter
Belletristik, Poesie
Bewertung
3,25 von 5 Sternen
Beschreibung
«Raréfiée et d'une modestie d'avoine folle, l'œuvre poétique de Péret, qui est considérable, n'a jamais attiré l'immense public d'un Eluard et d'un Prévert, auxquels il est à plus d'un titre supérieur. Péret, qui n'attribuait aucun prix à ce qu'il écrivait, était pourtant un homme épris de toutes les exigences du cœur et de la morale, l'exégète fervent de l'amour sublime, le traqueur tenace et admiratif des contes et rites lointains, le polémiste intransigeant des luttes politiques et syndicales. Dans ses essais, préfaces et pamphlets, c'était un esprit acéré et délicat, lucide et rigoureux, un analyste fin et inlassable, mais cette passion et cette dévotion, il les consacrait à autrui. Dès que sa poésie à lui était en cause, il n'était plus conscient des lois physiques ou intellectuelles de l'écriture, il devenait vacant et disponible, totalement étranger à tout ce qui avoisine une vanité, ou un amour-propre d'auteur. Son Je était si magnifiquement un autre qu'à l'adresse : Péret, poète, il eût sans doute répondu antimilitairement par : inconnu au bataillon.»