À Genève, chaque année, des gens se noient dans le Rhône. Ce sont principalement des hommes jeunes. On incrimine le fleuve. On désigne alors les tourbillons, la température des courants, le débit du fleuve, ou la méconnaissance du lieu. Rarement la précarité sociale, la pauvreté et l'impasse sociale de celles et ceux qui dorment sur ses rives. Rhône blanc est un recueil troué. Composé poétique fait de récits et constats posés dans l'une des villes les plus prospères du monde.
Sylvain Thévoz Bücher
