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Casimir mène la grande vie

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Mon grand-pere aimait le passé. Moi, j'étais comme tout le monde : je préférais les filles, et les baiser. Je ne pensais a rien d'autre. Je venais d'avoir seize ans. J'étais en terminale. Je préparais le bac. L'école m'ennuyait a périr. Et la vie encore plus. Je détestais le lycée, les lundis, la roulette russe des examens et, plus tard, des concours, la sombre noria des jours. Je détestais plus encore le monde autour de moi et la vie devant moi. Le monde me cassait les pieds, la vie me faisait peur. L'avenir avait l'allure d'un éternel lundi, d'un bac sans cesse recommencé. De temps en temps, a la maison, un imbécile bénévole me demandait ce que je voulais faire lorsque je serais grand. J'étais déja assez grand : j'avais un metre quatre-vingt-neuf. Je le regardais avec fureur. Ce que je voulais faire ? Rien du tout, tete de lard. J'avais plutôt envie de mourir.

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Casimir mène la grande vie, Jean d'Ormesson

Sprache
Erscheinungsdatum
1997
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(Hardcover),
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Titel
Casimir mène la grande vie
Sprache
Französisch
Autor*innen
Jean d'Ormesson
Erscheinungsdatum
1997
Einband
Hardcover
Seitenzahl
209
ISBN10
2744112437
ISBN13
9782744112430
Reihe
Bewertung
3,15 von 5 Sternen
Beschreibung
Mon grand-pere aimait le passé. Moi, j'étais comme tout le monde : je préférais les filles, et les baiser. Je ne pensais a rien d'autre. Je venais d'avoir seize ans. J'étais en terminale. Je préparais le bac. L'école m'ennuyait a périr. Et la vie encore plus. Je détestais le lycée, les lundis, la roulette russe des examens et, plus tard, des concours, la sombre noria des jours. Je détestais plus encore le monde autour de moi et la vie devant moi. Le monde me cassait les pieds, la vie me faisait peur. L'avenir avait l'allure d'un éternel lundi, d'un bac sans cesse recommencé. De temps en temps, a la maison, un imbécile bénévole me demandait ce que je voulais faire lorsque je serais grand. J'étais déja assez grand : j'avais un metre quatre-vingt-neuf. Je le regardais avec fureur. Ce que je voulais faire ? Rien du tout, tete de lard. J'avais plutôt envie de mourir.